L’agence spatiale américaine va lancer mardi 1er juillet son premier satellite dévolu à la mesure des niveaux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, le principal gaz à effet de serre participant au réchauffement du climat. Le lancement du satellite OCO-2 est prévu à 11 h 56, heure française (2 h 56, heure locale) de la base aérienne de Vandenberg, en Californie, à bord d’une fusée Delta 2 de la société United Launch Alliance, pour être placé sur une orbite quasi polaire à 705 kilomètres d’altitude.

Le satellite, Orbiting Carbon Observatory-2 (OCO-2), est très similaire à l’OCO-1, détruit lors de son lancement en février 2009. Il permettra de fournir une image plus complète et plus globale des émissions humaines et naturelles de CO2, ainsi que des puits de carbone comme les océans et les forêts qui absorbent et capturent ce gaz, dont le niveau dans l’atmosphère est le plus élevé depuis au moins huit cent mille ans.

COMPRENDRE COMMENT LE CLIMAT CHANGE

« Le dioxyde de carbone dans l’atmosphère joue un rôle essentiel dans l’équilibre énergétique de notre planète et est un facteur-clé pour comprendre comment notre climat change », avait expliqué Michael Freilich, directeur de la division science de la Terre de la NASA, lors d’une conférence de presse début juin. « Avec la mission OCO-2, la NASA va apporter une contribution importante aux nouvelles observations du globe pour relever le défi scientifique d’une meilleure compréhension de notre planète et de son devenir », ajoutait-il.

OCO-2 deviendra le principal observatoire d’une flotte de cinq autres satellites internationaux, qui tournera autour de la Terre toutes les quatre-vingt-dix-neuf minutes pour effectuer un ensemble d’observations quasi simultanées.

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